L’histoire

« Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour » écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d’ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman son double inversé), l’échec des idéaux de leur jeunesse, l’espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue. Ce roman sur les ravages d’un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.

Mon Avis

Michel Houellebecq, nous présente la vie de son narrateur, Florent-Claude Labrouste, au début du roman celui-ci est en vacances avec sa femme qui est japonaise, mais il est surtout largement dépressif, il décide donc de quitter sa femme et de se faire prescrire un nouvel anti dépresseur donc la molécule est sensé faire aller mieux grâce a la Sérotonine qu’elle libère.

Enfin seul, il se cherche un hôtel avec une chambre fumeur (oui comme vous l’avez déjà repéré le narrateur a quelques points communs avec l’écrivain Houellebecq). Cet anti héro va un peu traverser la France et revivre certaines périodes de son passé, revoir un amis, épier la vie de ses anciennes femmes notamment.

Dans la campagne il ressert le malaise des populations campagnardes et suit leur mouvement de contestation de loin ( coucou les gilets jaunes avant que leur mouvement existe), et puis surtout cet anti héro est typique de Houellebecq, dépressif et désespérant, il se laisse vivre, subit sa vie plus qu’il ne la vit et attends que les choses se passent.

Ce livre a des périodes trash voir malsaines, il a aussi des fulgurances comme celle de deviner les gilets jaunes avant leur existence, mais a mon gout la lecture reste trop lente et un peu pénible. Et je n’ai pas retrouvé la consistance et la transgression de Soumission.

Mais je le sauve quand même par certaines intuitions de Michel Houellebecq.